Lombok

Lombok & Gili

23 septembre – aeroport de Denpasar, Bali.

Manuela vient de passer la barrière de sécurité... et embarque pour un vol Bali – Singapour. En l'espace d'une seconde, nous passons de 3 à 2... de 10 à 2, de 1000 à 2! Manu est à peine partie et elle nous manque déjà tellement. Nous venons de passer trois semaines inoubliables avec ma grande soeur. On se revoit dans à peu près 7 mois... Un ange passe.

Bon... Il faut bouger. Partir sur autre chose. Nous avions prévu de rester encore un jour ou deux à Bali, mais nous décidons de partir directement sur Padang Bai, port d'embarquement des ferrys à destination de l'île voisine de Lombok.

Après deux heures de route, nous voilà sur place. Finalement, nous passerons une nuit ici: bien que les ferrys partent 24 / 24h, toutes les heures et demie, il est un peu tard et préférons attendre le lendemain matin pour partir: on se voit mal arriver à Lombok à 3 heures du mat' sans trop savoir où aller!

Une bonne nuit de sommeil plus tard, on embarque sur un ferry arborant fièrement sur ses flancs rouillés un « We work for the country! ». Nous posons les sacs sur le pont supérieur à l'arrière du bateau. Autour de nous, quelques touristes et beaucoup de locaux. Tous fument des cigarettes au parfum de clou de girofle. Ils fument, ils fument, ils fument... c'est hallucinant! Nous sommes dehors, au vent, mais cette odeur de clou de girofle grillé – au début pas désagréable – me sort vite par les boyaux... J'évite cependant tout incident diplomatique en ne vomissant pas sur les flancs du navire.

Après 4 heures de traversée, nous arrivons finalement dans un petit port. A peine débarqués, une horde de chauffeurs de taxi nous sautent dessus. Claire et moi essayons de trouver des personnes qui vont dans la même direction que nous. Cause perdue. Tous les touristes montent vers le nord en direction des îles Gili. Nous descendons au Sud, vers Kuta. Nous irons aux îles Gili nous aussi, mais dans quelques jours. Les prix affichés pour nous y amener sont exorbitants. On commence à connaître la chanson... Nous prenons nos sacs à dos et décidons de sortir du port pour trouver un chauffeur plus conciliant. Voyant la poule aux oeufs d'or (ou le pigeon aux roupies d'argent selon les cas) s'éloigner, l'un d'eux nous poursuit. A force de discussion, nous finissons par nous mettre d'accord sur un tarif « acceptable ». Deux minutes plus tard, nous embarquons dans son Toyota flambant neuf... Pas mécontents de quitter enfin ce port...

Mais voilà, les choses ne vont pas comme on pense. En voyage, on s'est rendu compte que c'était assez commun. En Indonésie, ca devient une règle! Je me disais bien que ce chauffeur roulait vraiment tout doucement, qu'il avait passé 4 coups de fil depuis notre départ, qu'il regardait un peu trop souvent dans son rétroviseur... Au bout de 5 minutes, après son petit manège, il finit carrément par s'arrêter. Je lui demande pourquoi il s'arrête. Le gars me répond que la route pour aller à Kuta est mauvaise et qu'avec sa voiture il ne peut pas y aller. Une autre voiture va donc passer nous prendre. Ici, au bord de la route.

Claire et moi ne savons pas trop quoi penser. Clairement, le gars se fout de nous: tu vas pas me faire croire que t'arrives pas à rouler sur une piste avec ton Hi-lux! Bon, pas de panique: on est pas en Equateur. Commence pas à devenir parano. Wait and see.

Deux minutes plus tard, un jeune arrive dans son 4x4. Nous sortons du Hi-Lux et notre chauffeur nous dit de prendre nos sacs et d'aller avec le jeunot. Je le vois alors sortir quelques billets de sa poches et les passer à notre nouveau chauffeur... On a pigé. Le gars a passé les dix dernière minutes à essayer de revendre sa course. Et voilé notre gagnant qui vient nous chercher.

On se retrouve dans un Toyoto (prononcez à la canadienne, c'est tout de suite plus marrant) tout pourri. Tout? Non, pas tout: le gars a une sono digne des meilleurs magazines de tunings européens. Il écoute Cypress Hill (jusque là, rien à dire!) à un niveau sonore tout bonnement incroyable. Pour illustrer la chose, à chaque Boom, le brushing de Claire gagne en épaisseur et mes plombages menacent de pêter. Le jeune est un personnage: casquette NYC, chaîne en or, bagouzes, main en l'air à chaque « Yo! » de l'auto radio. Un indonésien de Lombok tout droit sorti de Waats en 93. Et en plus, il s'appelle Eddy. Une vraie pile électrique. A tel point que je me demande s'il n'abuse pas de substances illicites – J'évite cependant d'en parler à Claire, me rappelant que la détention de drogue est condamnable à la peine de mort ici... On va pas la stresser plus, ce serait dommage qu'elle perde ses cheveux si joliment brushés (par les basses du 4x4)!

Histoire de tenter un contact avec notre chauffeur « Boys in the hood » - et de jauger le temps que durera notre supplice auditif - je lui demande (pardon, lui hurle) dans combien de temps on arrive à Kuta. Le gars, une clope à la main gauche, un Nokia à la main droite, répond... que ça dépend.

« Normalement, on met deux heures … Mais si tu veux, je peux le faire en une heure ! ».

Je tente un « Nan nan, deux heures c'est bon... » Mais 2pac m'empêche de me faire comprendre.

Une heure trente plus tard, nous arrivons à Kuta.

Cette p'tite aventure de 4x4 et de MC Eddy nous a un peu perturbé. Le choc de Kuta Lombok est d'autant plus grand. Nous arrivons dans un village collé à la plage, qui semble vivre au rythme de la marée et du surf. Rien de neuf par rapport à Bali, à part la simplicité. Ici, pas de chichi, pas d'enseignes lumineuses, pas de troupeaux d'australiens et leur marcels Bintang, un p'tit coté « roots » pas déplaisant... On se dit que Bali devait ressembler à cela avant.

Nous débarquons dans un hostel à deux pas de la plage, lequel loue des scooters à la journée. Il n'en fallait pas plus: 10 minutes plus tard, je reviens avec un scoot à la chambre. Claire, toujours enthousiaste quant à ma prise d'initiative, me glisse un gentil « il a l'air un peu pourri ton scoot ». Un doigt levé, je lui rétorque que c'est beaucoup mieux au cas où on doive faire un peu de cross ou de sable avec et que bla bla bla... » C'est à ce moment précis qu'un surfeur 4B (Beau-Blond-Barraqué-Bronzé) arrête sa monture à coté de mon scoot. Un peu comme si un pur sang arabe s'arrêtait à coté de l'âne de Shrek – l'âne était mon scoot (je précise quand même pour les mauvaises langues).

Claire me regarde et même si aucun mot ne sort de sa bouche, je saisi l'essentiel de ses pensées... Las, je ne trouve pas mieux qu'un « Bon, bah, j'vais me baigner » pour me sortir de l'embarras. Sauf que 4B part lui aussi vers la piscine. La comparaison de nos montures d'acier est suffisante... je suis pas maso à ce point là. Je contourne la piscine façon « j'ai oublié un truc ici ce matin » et fais demi-tour direction la terrasse en bambou de notre chambre... « bon, bah j'vais bouquiner... ». Claire, elle me sort un grand « ok , moi je vais à la piscine! »... Damn'it!

Le lendemain, nous partons pour un tour des plages des environs. Notre scoot' rempli d'essence « absolut », nous partons pour la première plage située à une trentaine de kil' au nord. Après une petite heure de route, nous arrivons dans une plage idyllique. Mer turquoise, ciel bleu, sable blanc, quelques bateaux, des gosses qui jouent dans les vagues. Envoyez le jingle « carte postale »!

         Station Essence dans des bouteilles d'alcool!Le plein M'dame!Beack scooting!

 

                                        Maïs grillé, Claire au taquet!Miam!

Les autres plages sont tout aussi belles et pratiquement désertes... Nous passerons les jours suivants à goûter au farniente indonésien à la mode de Lombok. Une délicieuse recette à base d'eau à 28 degrés, de gambas grillées et de couchers de soleils incroyables.

Difficile de quitter Kuta, qui restera pour nous un coup de coeur en Indonésie. Après trois jours, nous décidons tout de même de remonter vers le nord, en direction des fameuses îles Gili. Nous y arriverons finalement après une nouvelle pose à Sengiggi, petite ville située à trente kil' de l'embarcadère pour les Gili.Claire et moi ne savons pas trop à quoi nous attendre. Tous les touristes que nous avons vu sur le ferry entre Bali et Lombok nous ont dit qu'ils allaient aux Gili... ça nous refroidit un peu... Mais on nous a tellement conseillé d'y aller... Une seule façon de se faire une idée: on y va!

Notre première surprise: le port de départ vers les îles. Je sais pas pourquoi, je m'attendais à un vrai port, avec des bateaux genre « ferry » qui amènent les hordes de touristes sur le sable blanc des petits îles en face. Que nenni mon ami! nous prendrons une grosse barque! Il n'y a pas de port, mais une plage d'où partent et reviennent sans arrêt des barques chargées à ras bord de tout se qu'on peut imaginer: meubles, nourriture, habits...et cartons de Bintang (ouf de soulagement de Tony)!

Une grosse demie-heure plus tard, nous débarquons sur Trawangan, la plus grosse et plus touristique des trois îles. Instantanément, la magie des Gili fait effet. On se sent ailleurs.

Ici, pas de véhicule à moteur: ils sont interdits. Tout le monde circule à vélo ou en carriole à cheval. Les gens sont souriants, la plage est absolument merveilleuse... L'île est bien plus petite que nous pensions: il suffit de trois heures pour en faire le tour à pied. Charmés par l'atmosphère de ce petit paradis terrestre, nous posons nos sacs à dos dans un bungalow conseillé par le routard, juste à coté de la mer. Chambre spacieuse, clim, salle de bains, p'tit dej compris, proprio sympa... et un prix raisonnable pour les Gili.. Un air de vacances s'entête à flotter dans ce pays!

Nous jetons nos sacs sur le lit et courons à la plage. Il est déjà tard et on veut en profiter un max: Masques et tubas, c'est parti! A quelques mètres du bord, des poissons multicolores nous souhaitent la bienvenue. Si c'est pas ça le bonheur... ça y ressemble décidément beaucoup!

 

                                  Un champagne rosé et qu'ça saute l'ami!Bon lundi!

Lessivés par notre journée, nous rentrons à la chambre et nous affalons après avoir un bon vieux nasi goreng (riz frit).

Comme souvent, on sort notre petit laptop et regardons un film, avant de nous laisser tomber dans les bras de Morphée... C'était sans compter sur les autres « locataires ». Cette fois, je ne parle pas de voisins un peu bruyants... si seulement ça avait pu être ça...

A partir de cet instant, un petit carré rouge imaginaire s'est affiché sur le coin de votre écran.

Au cas où vous seriez en train de grignoter un truc devant l'ordi, afin d'éviter tout incident malheureux, je vous invite à laisser tomber cette activité de suite.

A l'instant fatidique ou Caliope passe à travers le pare-brise de la voiture (Greys Ananatomy, saison 7, épisode 19), je sens une petite bestiole sur mon bras. Bon... Des bestioles on commence à avoir l'habitude. D'un coup franc et sec (la claque du pro quoi) j'en fais mon affaire. A peine deux secondes plus tard, une bestiole un peu plus grosse parcourt mon autre bras. Même sentence, même punition. Sauf que celle-ci « éclate » littéralement sur mon bras (je vous avais prévenu – carré rouge, pas manger... tout ça).

J'allume la lumière et me rends compte... qu'une petite vingtaine de p'tits trucs de merde se baladent sur mon oreiller... et au moins auant sur celui de Claire... Mais qu'est ce que....Des tiques!!!!! non!!! des punaises!!!!

Il est 23 heures. On se retrouve avec une invasion de punaises dans notre lit... Et franchement, c'est crado les punaises.

Bon, honnêtement, on peut pas dormir dans ce lit. Je pars rapido à la recherche du gars de l'hôtel pour qu'on trouve une solution. Je tombe sur un p'tit gars avec le t-shirt « snaper bungalow » à la sortie de la chambre... Ouf. Je lui expose calmement la situation et lui demande s'il a une solution à mon problème. Il n'a pas bien l'air de réaliser le dit problème et me propose des champignons magiques (véridique!)

Non, pas là, non. Je voudrais pas croire que des punaises géantes multicolores mangent ma copine et finir en prison parce que j'ai tué ce que je croyais être la cheffe punaise alors que c'était un moniteur de plongée en tenue de travail.

Je laisse tomber magic boy et part à la recherche du patron... que je finis par trouver. Pas vraiment étonné de mon problème (ce qui MOI m'étonne!!!), il me propose de changer le lit.... ok. 4 gars débarquent de je sais pas où et 30 secondes plus tard, on se retrouve à porter un matelas de plusieurs tonnes et à changer le lit...à 23h30.Pourquoi il n'y a que moi que ça étonne???? Le patron et sa Response Team repartent et nous souhaitent une bonne nuit - Mouuuuuuais, on va essayer.

Au moment où Karev dénonce Méredith à Hunt parce que Méredith a traffiqué les essais cliniques de Shepard (Episode 21), je sens une bestiole... sur mon bras. Je me demande si le jeune magic boy à pas mis des trucs dans mon dentifrice, mais reviens à la triste réalité en allumant la lumière. Les punaises ne sont pas géantes et multicolores, elle sont petites et marron crado. Envoyez le jingle: « LE retour des PUNAISES!!!!» (avec un son d'orgue style famille Adams et des cris de filles apeurées en fond sonore)

Bon... il est 1 heure du mat'. On est crevés. On en a marre. « Tony GrrrRRRRrrr » se réveille (un peu comme Hulk, mais en moins impressionnant quand même).

Je frappe à la porte du proprio et lui dit qu'on part à la recherche d'un autre hôtel. Entre-temps, Claire prépare les sacs-a-dos, prête à décoller. Le proprio nous dit qu'il a une solution. Il a une villa, pas très loin d'ici, avec des chambres toutes neuves. Il nous propose une chambre là-bas pour le même prix.J'avoue ne pas être forcement convaincu. Claire, elle, ne se fait pas prier... Il faut dire qu'on à pas vraiment le choix.

Voilà comment on passe d'un mauvais rêve à un monde bisounours en moins de temps qu'il n'en faut pour dire « Teri Makasi »:trois minutes plus tard... Claire moi nous retrouvons dans une chambre luxueuse, avec écran plat (oui Monsieur!) et salle de bain ouverte sur le ciel étoilé (oui Madame!).

Vous avez remarqué? Le carré rouge en bas de votre écran vient de se transformer en coeur multicolore bisounours!!!

Le lendemain, je recroise le proprio qui nous dit qu'on peut rester dans cette chambre aussi longtemps qu'on souhaite. Merci Grododo!

 

Le palace!!! Merci Grododo!

 

Nous allons rester trois jours sur cette île. En fait, on s'y sent tellement bien que nous n'irons même pas voir les deux autres îles de l'archipel. Fainéantise exquise des vacanciers... nous prenons une grosse pause et décidons de ne rien faire, à part aller à la plage, faire du snorkeling et manger du poisson grillé.

Un après-midi, je me décide tout de même à visiter les environs. Et très vite, le paradis terrestre à l'eau turquoise, au sable blanc et aux cocktails servis sur des tables lounge disparaît pour laisser place à la réalité, une nouvelle fois. Je suis à peine à cinquante mètres à vol d'oiseau des terrasses et des piscines chlorées. Des gamins courent pieds nus derrière des chambres à air de bicyclettes, une maman lave son bébé dans une bassine en pleine rue, des chiens se battent pour une carcasse de poulet... et partout, des immondices recouvrent le sol.

 

A quelques mètres de la plage...

 

La misère n'est pas nouvelle. Claire et moi, comme tous les touristes qui viennent ici, savons qu'elle est présente, tout en étant cachée.

Je me sens honteux d'être particulièrement choqué par le fait qu'elle soit si présente, si forte, si visible, à quelques pas des palaces. En imaginant la quantité d'argent dépensé sur cette île par nous, les touristes, je pensais de manière crédule que les habitants en profiteraient beaucoup plus. Très clairement, si c'est le cas, cela l'est pour une minuscule partie de la population.

Je repense à nos punaises de la veille. Pour nous, il a suffit de frapper à une porte avec une mine déconfite pour qu'on se retrouve dans des draps de soie. Pour ces enfants...

Deux jours plus tard, nous repartons pour Bali.

Une journée de voyage en bateau-minibus-ferry-minibus... Et une grosse frayeur aussi lorsqu'à Lombok, notre minibus s'est retrouvé face-à-face avec un autre minibus sur une route sinueuse. Les bons réflexes de notre chauffeur nous ont évité de tutoyer le pare-brise d'un peu trop près (c'est bon maman, tout va bien, il y a deux ceintures par sièges, des airbags frontaux et latéraux, des freins à disque ventilés dernière génération, le contrôle technique validé par les States à jour, un traceur GPS en cas d'accident connecté directement à une centrale d'hélicoptères capable de se rendre n'importe où sur l'île en moins de 4 minutes, et tous les chauffeurs de mini-bus sont aussi des chirurgiens tromatos bac +9... tu vois, on risque rien ici!). Finalement, nous arrivons à bon port pour prendre le ferry et quelques heures plus tard, être de retour à la touristique Bali. Nous redescendons à Legian, où Manuela nous à laissé 10 jours plus tôt... vous avez dit « déjà vu »?

Après deux dernières journée passées à se faire harceler par les vendeurs de rue et autres masseuses, nous partons pour l'aéroport, sous la pluie. La mousson arrive tranquillement en Indonésie. Elle sera aussi présente dans notre pays de destination: nous partons pour les Philippines, avec une pause dans la capitale malaisienne.

Dans l'avion Air Asia à destination de Kuala Lumpur, les yeux fixés sur le tarmac mouillé de l'aéroport de Denpasar, Claire et moi nous remémorons les plus beaux moments de notre aventure indonésienne. A chaque fois ou presque, Manuela était là...! Nous sommes finalement contents de quitter l'Indonésie et de passer à autre chose.

Tony: « c'est marrant d'aller passer deux jours en Malaisie! »

Claire: « Ouais, d'autant que c'était pas prévu! »

Tony: « Carrément! Mais d'ailleurs... on a pas besoin d'un visa pour aller aller en Malaisie hein? »

silence

Claire: « C'est bien d'y penser maintenant »

...Ladies and Gentleman, welcome on board, this is your captain' speaking...bla.. bla... bla... We will be landing in Kuala Lumpur in 3 hours and 15 minutes...bla...bla...bla... sit back, relax and enjoy the flight!

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