hanoi

Good morning Vietnam!

 18 janvier 2012. 11 mois de voyage. Siem Reap – Cambodge.

Plus d'un mois s'est écoulé sans écrire une ligne.

J'ai l'impression de ne plus avoir le temps d'écrire. Le temps passe trop vite!  Je préfère vivre au maximum notre voyage... et puis, j'ai aussi un peu la flemme, il faut bien l'admettre...

Et puis, il faut raconter le Vietnam.  « Falloir » convient assez bien. Car notre séjour au Vietnam est comme le pays en lui même: il est multiple, compliqué. Un mois entre Hanoi et Ho Chi Minh, 4 semaines à la fois magiques et pas terribles, surprenantes et blasantes.

Et puis, c'est la fin de l'année. Une année magique pour nous, inoubliable, riche comme aucune autre.

Et puis, nous rentrons dans deux mois.

Un sentiment mêlé de joie et d'anxiété... et dans tous les cas, avec beaucoup de questions. Des questions sur notre voyage et notre expérience de cette aventure pour nous extraordinaire... ce que nous en retirons maintenant, ce que nous retiendrons plus tard.

Bref, c'est le bordel!

Alors ressaisissons-nous. Reprenons le cours des choses. 

Je relis le blog. Nous nous sommes arrêtés à Hanoï, après un vol depuis Luang Prabang au Laos. Plissage de front, on se remet dans le moment.

Aie aie aie! J'ai attendu trop longtemps pour écrire ce post. Claire me tanne depuis plus de deux semaines... elle avait raison.

Alors... commençons par les faits:

  • Nous arrivons au Vietnam le 12 décembre 2011. Çà, c'est facile.

  • Nous avons un mois pour redescendre le « Dragon » et rejoindre Ho Chi Minh Ville.

  • Adrien et Nanou nous accompagnent. Cela fait maintenant un mois que nous voyageons ensemble.

  • Arrivés à Hanoï, nous partons à la recherche d'un taxi qui nous mènera à bon port. Nous avons réservé un hôtel dans le centre de Hanoï.

    Nous voilà donc entassés dans une petite bagnole direction le vieux Hanoï.

Briefés par notre fidèle guide, on essaye de se repérer tant bien que mal... Il faut faire gaffe, la quasi totalité des hôtels dans le Routard et le Lonely sont « copiés ». En gros, ca veut dire que si tu vas à l'hôtel « Prince », t'as intérêt à connaître l'adresse par coeur. Parce que des hôtels qui s'appellent « Prince », il y en a une dizaine rien que dans le quartier des routards!

Ils sont malins! Faux nom, il n'y a plus qu'à offrir une commission juteuse à ton chauffeur de taxi ou tuk tuk préféré, et l'affaire est dans le sac-à-dos. Un paquet de touristes et autres routards sont tombés dans le (faux) panneau.

Bon, ok, on est prévenu. Seulement voilà, lire le nom des rues et les numéros des immeubles à Hanoï, c'est un peu comme décrypter l'étiquette au dos d'un paquet de vrais-faux bonbons Haribo vietnamiens (oui, ça existe).

Il y a bien des numéros, mais c'est incompréhensible. Du 4 on passe au 323, puis à l'immeuble suivant, au 57 avec un 19 dessous. Notre chauffeur tente de nous expliquer: Hanoï à deux systèmes de numérotation des adresses: un ancien, devenu trop compliqué (!) et un nouveau. Sauf que pour éviter de perdre le courrier et embrouiller un peu plus les facteurs, il a été décidé de ne pas enlever les plaques de l'ancien système. C'est vrai que c'est beaucoup plus simple comme ça... Pour seule réponse, le chauffeur lance un inimitable « Welllllllllcom' to Vietnam' ! ».

Arrivés dans notre hôtel (le vrai!), nous posons les sacs et découvrons des ordis dans nos chambres!

Point apparemment commun à Hanoi. Une première pour nous.

Affamés (Adrien et Claire sont bien frères et soeurs. Quand ils ont faim, ils ont FAAAAAIIIMMM!) nous partons à la recherche d'un p'tit resto pour se mettre quelque chose sous la dent.

Nous attendons tous avec impatience de goûter aux premiers « vrais » nems vietnamiens! Quelques dizaines de mètres parcourus sur le bitume d'Hanoi, nous prenons conscience que quelque chose cloche. Claire et moi ressentons une sensation que nous n'avons pas connu depuis longtemps... Boudiou! Ca caille dans c'pays! Il doit faire 12 degrés. Depuis l'Amérique du sud... on n'avait pas connu ça. On range les tongs, on sort les vestes.

Hanoï, capitale vietnamienne, est une étape: nous y resterons quelques jours histoire de visiter un peu et de préparer le reste de notre voyage. Circulation impressionnante, pollution, brouillard, voire flotte, air plutôt « frais »... Décision est prise à l'unanimité: On part vers le sud!

Nous ne passerons pas par Sapa et ses magnifiques montagnes couvertes de rizières. Ça sera pour la prochaine fois. Deux jours plus tard, nous grimpons dans un bus direction l'île de Catba, point de départ vers un la mythique Baie d'Halong.

Après quelques heures de bus et une zone industrielle gigantesque traversée (le Vietnam aime le béton... nous le constaterons tout au long de notre voyage ou presque), nous prenons un p'tit ferry qui nous mène sur l'île. En route pour le village de Catba, l'expression « pousser comme des champignons » prend un sens tout particulier à la vue de ces hôtels resorts énormes qui sortent de terre...

Il nous faudra « pousser » un peu plus pour découvrir la beauté de l'île et de ses alentours. D'abord en chevauchant des scoots direction le parc national de l'île – et ses collines aux chemins de rando vraiment hard, Claire s'en souvient! - et puis... la fameuse, la mythique, l'unique Baie D'Halong. Unique? Ah oui mais non: Les contours de l'île de Catba sont formés de trois baies, dont celle d'Halong (la plus spectaculaire à en croire les guides). Il nous faudra pas moins de deux jours de bateau pour arpenter une partie des ces trois baies. Paysages magnifiques, séances de canoë au milieu des parcs à huîtres, falaises karstiques hallucinantes... Sans conteste, notre premier coup de coeur au Vietnam: Claire et Tony aiment, Adri et Nanou adorent!

                                                 notre bateau privé pour la baie d'Halong! la classe!!        en route moussaillon!

Trois jours plus tard, nous repartons pour le continent, et direction le sud: Nous voulons rejoindre Hoi An, ville typique située à environ 800 kilomètres. Un trajet que nous décidons de faire avec une étape à Ninh Binh, où beaucoup de voyageurs nous vantent la beauté d'une autre baie d'Halong: la baie d'Halong « terrestre ».

Arrivés en ville, nous sommes sous le choc.

Je ne parle pas des superbe montagnes, des rizières enchanteresses ou des canaux tout mignons. Nous découvrons en Ninh Binh une ville dans son sens le plus crade, le plus bétonné, le plus bruyant.

Nous ne sommes pas les seuls à faire étape ici: les camionneurs et leurs chargements, les bus reliant Han Hoi à Saigon... tout le monde passe par Ninh Binh... mais peu de gens s'y arrêtent!

Un mot à retenir pour cette ville super moche: « klaxon ». Du matin au soir et du soir au matin, les 25 tonnes passent sur l'avenue principale, découpant la ville en deux. A toute allure, aucun chauffeur ne freine. Seule concession: klaxonner sur les deux kilomètres que durent cette avenue, pour la plus grand agacement des riverains.

Nous prévoyons de passer deux jours ici (il faut quand la voir cette baie d'Halong terrestre!) et de partir aussi vite que possible.

Le lendemain, nous embarquons dans un minibus direction la campagne. Contraste saisissant. Les montagnes, les rizières, les canaux... tout est là! Il fallait en effet sortir de cette ville et découvrir ce paysage magnifique. Depuis des rizières inondées jusqu'au sommet d'une collines parcourue par un escalier en forme de dragon... nous en prenons plein les mirettes! Nous sommes le 24 décembre, et nous rentrons plus que satisfaits de notre escapade dans la campagne de Ninh Binh.

Le 24 décembre? Et oui... Nous fêterons Noël ici!

Toute l'année durant, nous avons imaginé un Noël sable-blanc-eau-turquoise, fêté en Asie, les pieds dans l'eau, à l'ombre des cocotiers. Notre voyage nous réserve une nouvelle surprise. Ce coup là, pas de pieds dans l'eau – il y aurait éventuellement un p'tit ruisseau à coté de l'hôtel, mais ce serait con de chopper le typhus pour la nouvelle année. Pas de cocotiers. De toute façon, ca n'aurait servi à rien: on aurait été à l'ombre de rien du tout puisque le soleil - plus malin que nous - est lui resté en Thaïlande pour fêter Noël comme il se doit.

Bon! Il nous faut un plan là. Le moral des troupes baisse dangereusement.

Réflexion – action. Nous prenons deux décisions décisives:

Première priorité, quitter les lieux au plus vite. Un bus de nuit pour Hoi An part ce soir à 20h30. Il reste quatre places. Ok, on achète. Nous prendrons donc un bus la nuit de Noël. On voit le bon coté des choses en se disant que nous allons pouvoir nous mêler un peu avec les locaux... peu de touristes vont passer cette nuit dans le bus!

Deuxième point: se faire un bon repas de Noël avant de prendre notre bus. Paresseux, nous tentons le resto de l'hôtel, qui a l'air plutôt sympa à en juger par sa carte et ses prix assez « up scale ».

C'est parti, on s'installe, petite bière! Patron, tu nous envoies ton meilleur Poulet sauce aigre douce de l'année! Le garçon repart, commande en main.

On se détend. On repense à cette superbe baie d'Halong terrestre. La bière arrive... bah voilà!...On est pas bien là?

Les sourires reviennent sur les visages... Et voilà en plus notre garçon qui revient les mains chargées de 4 assiettes fumantes...

L'eau à la bouche, baguettes aux doigts, coudes sur la table, nous attendons notre repas de Noël, la p'tite étoile dans les yeux. Bah oui, Noël, c'est magique après tout non?

Le garçon dépose les assiettes sur la table. Et Je crois d'abord à une erreur où pire, à une blague.

Droit dans ses bottes, il annonce: « 4 poulets sauce aigre douce! », puis confirme mes craintes en tentant un « bon appètit! » en français.

Dans les quatre assiettes, un ration de viande caoutchouteuse flotte au milieu d'un bouillon plat, couleur tomate vomie. Au goût, pas de surprise. J'ai devant moi le pire poulet aigre douce de toute mon existence (note pour moi-même: celui de Brighton beach en 1993 compris).

Bon, ça fait beaucoup là... Je pèterai bien un p'tit scandale bien franchouill' en ce soir de Noël genre « I wannna talk to the MANAGER!!! ». Mais non. Trop naze, trop dégouté par cette assiette et cette ville. Baisse de régime, baisse de tension. Je veux même plus de ma Tiger, c'est dire!

Et puis, en Asie, tous les guides insistent sur LA règle: Ne pas surtout pas s'énerver. S'énerver pourrait faire perdre la face à ton interlocuteur et il pourrait t'en vouloir. Mieux vaut discuter calmement, et avec le sourire.

Alors, quand le garçon revient 10 minutes plus tard et constate que les quatre assiettes sont toujours pleines... et qu'il ose un « did you have a good diner », bah là, je me contiens, mais je m'exprime quand même! Un petit sourire en coin, je lui dit gentiment que c'était pas un poulet aigre-douce, mais du poulet dans un bouillon.

Le garçon, visiblement troublé, sourire poli au visage « ah je vois, vous aviez trop à manger ».

Tony, décidé à respecter LA règle, sourire compatissant: « Non non... c'est juste que c'était différent d'un poulet aigre douce, et que nous nous attendions à autre chose ».

Stupeur du garçon, qui rétorque, sourire crispé. « Vous aviez trop à manger !!» Soulagé par sa réponse, il saisit les assiettes et commence à desservir.

Conscient d'entrer dans la zone rouge à éviter... Je n'en reste pas moins un p'tit européen, avec, moi aussi, mes codes et ma culture et que, moi aussi, j'ai besoin qu'on me respeeeeeecte (j'ajouterai bien un « bordel de merde!» mais ca ferait beaucoup...non?).

En gros, quand je dis que c'est pas bon et qu'on me répond qu'il y avait trop à manger dans les assiettes, j'ai le droit, je pense, de me demander si le garçon, tout sourire qu'il a, me prend pas un tout petit peu pour un con.

« SI nous avions trop à manger? Non, toujours pas, mais la nourriture n'était pas bonne, c'est pour cela qu'on a tout laissé dans les assiettes » - Tony a craché son venin version sympa: sourire compatissant-mais-pousse-pas-le-bouchon-trop-loin-Maurice.

Le garçon, assiettes dans les bras, reste immobile. Il me fixe, et... répète « ah... oui, vous aviez trop dans les assiettes » Véridique!

Bon, Tony, laisse tomber, ça va partir en vrille.

Je respire profondément et en lieu et place d'une réponse... je vais chercher un sourire très très loin là bas, vers le pays du Père du Noël.

Quelques minutes plus tard, un autre garçon vient à notre rencontre. J'imagine qu'il vient nous parler de notre repas de Noël à la mode Fleury Merogis.

Mais non, il vient, au nom de tout l'hôtel, nous souhaiter un joyeux Noël et nous remet un petit cadeau!

Ah! C'est sympa ca! On se retrouve, ce soir de Noël, avec un petit cadeau, le seul, l'unique de cette année... Me sentant presque coupable d'avoir mis en doute la qualité de la cuisine, je suis bien décidé à faire honneur au sens du service de nos hôtes! Les doigts crispés sur le papier couleur rouge vif, je prends mon temps pour le déchirer, petit bout par petit bout et enfin découvrir...un magnifique... âne en porcelaine.

Teeeeeeuuuuoooouuuu! Façon Homer.

Les mains jointes, la tête légèrement inclinée vers l'avant, un sourire discrètement honnête, nous remercions le deuxième garçon, puis, dans un silence religieux, nous quittons le restaurant, secoués, pris de spasmes compulsifs, de rictus bizarres.

21h30.

Calés sur le canapé devant la réception, je scrute ma montre. Une heure de retard. Le bus est censé passer devant l'hôtel.

Ad, Nanou, Claire et Tony. Dépités, incrustés dans les coussins noirs tels une brochette de calamars laissés sur le BBQ et refroidis. Plus personne ne trouve de blague pour réchauffer l'ambiance. Il fait froid. Hard time. Vous savez, un de ces moments quand être 4 ne sert à rien: on se sent seul. Un moment qu'on pourrait presque qualifié VDM (mais bon, on est en tour du monde, alors on ne va pousser le bouchon du poisson rouge précédemment cité, d'autres s'en sont chargés pour nous ce soir) De mon coté, j'en profite pour écrire le post sur le Cambodge...

Et puis un coup de Klaxon – putain! J'en peux plus de ces Klaxons! - fait vibrer la baie vitrée devant la réception. Nous prenons nos sacs et partons pour un bus flambant neuf.

« Au moins, le bus à l'air cool! » Le temps de mettre les sacs dans la soute, et je découvre un nouveau de concept de bus « couchettes ». A mi-chemin entre une batterie de poulet géantes et un container de bobsleighs. Nous nous retrouvons à chercher des « couchettes » libres. Ad saute dans la première, à l'avant du bus. Nanou, Claire et moi nous retrouvons au fond. Autour de nous, des allemands, des français, des espagnols, de américains, des anglais... mais pas un seul vietnamien. Pour la nuit de Noël sous fond de conversation franco-vietnamien, on repassera (ou pas).

Je me faxe dans ma couchette. Une boîte de plastok jusqu'au niveau du nombril, des barreaux de fer à droite et à gauche... je me sens comme un poulet en partance pour une usine de Mc Nuggets quand la porte automatique se ferme à l'avant du bazar. Cerise sur le gâteau, les chiottes chimiques du bus sont à trente centimètre – littéralement - de moi. Je précise au passage que le bus vient de Hanoi – soit 8 déjà heures de trajet- et qu'il est rempli de 50 backpackers dont à en juger certains aller-retour, j'estime qu'au moins trois sont confrontés à une situation que l'on appelera « tourista  de Noël ». En gros, ça chlingue vraiment. Merci du cadeau. A un point tel que ça en devient limite supportable. Je sors un pot de baume du tigre et me badigeonne les babines. Saturées, mes récepteurs olfactifs se mettent vite en mode HS. Je cale ma tête dans ma capuche, et me camoufle dans mon écharpe. La nuit va être longue... mais Tony, PO-SI-TI-VE, ca pourrait être pire: Tony, pense à ce vieux monssieur qui, quand toi tu es dans ta couchette, se caille sur son traîneau, prêt à affronter un sacrée paquet de descentes en rappel dans des conduits mal ramonés.

Bizarrement, je dors pas si mal. Ad, Claire et Nanou non plus. Vers 7 heures, tout le monde se réveille. Le bus arrive... A Hué. Hué!!! Tout le monde descend!

« Ah oui mais non, nous on va jusqu'à Hoi An! »

« Ah oui mais non, vous descendez et vous changez de bus ».

Petite pensée pas affectueuse du tout pour notre réceptionniste – frangin du garçon de restaurant - qui nous a vendu un billet DIRECT pour Hoi An.

Descendus du bus, le chauffeur nous indique sur un plan de la ville où nous rendre pour chopper le prochain bus. Silence...4 escargots zombies traversent la ville... Silence... Joyeux Noël au fait!

Arrivés devant une agence de compagnie de bus, une charmante hôtesse aussi aimable qu'une porte de prison nous annonce d'une ton neutre que le prochain bus est à 14 heures. Je tente un « mais attends là, on nous a dit qu'il était direct le bus ».

« Si le bus avait été à l'heure, vous auriez pû avoir celui de 7 heures ».

Bon Tony – pense à la culture asiatique. Rabats la scie à bois de ton couteau suisse, souris et tais-toi.

Nous restons donc à Hue quelques heures, le temps de prendre un super petit dej et de se balader un peu. Nous sommes à 2 heures d'Hoi An selon la gardienne de prison, on PO-SI-TI-VE!

La fin de ce p'tit périple est proche! Hauts les coeurs CAMAAARADES, tous avec MOOOOAAAA! - Claire m'interrompt dans ce moment de motivation extrême « Cries pas trop Tony, j'te rappelle qu'on est dans un pays communiste »

Quelques heures plus tard, nous prenons un bus couchette identique à celui de la veille, mais cette fois quasi vide. Nous mettrons presque 4 heures pour rejoindre Hoi An. Le double de ce qui était annoncé. On ne s'étonne plus.

Arrivé à Hoi An, le bus s'arrête devant un hôtel paumé. La horde de chauffeurs de tuk tuk habituelle fond sur nous. On commence à être fatigués. Nous passons le barrage des rabatteurs marchons quelques centaines de mètres, à la recherche du centre-ville. Un réparateur de scooters nous apprend que nous sommes à trois kil' du centre ville. Bah oui! Ca aurait été trop facile que le bus s'arrête à la gare routière, comme prévu...

Nous sommes un peu tendus. Beaucoup tendus. A MORT TENDUS! Je saute sur le premier taxi qui passe, on s'engouffre dans la Toyota Yaris, direction le centre-ville.

Arrivés, nous partons à la recherche d'un bon hôtel. On se fait plaisir... télé, eau chaude, grand lit et surtout chambres calmes!

Une longue douche et une petite sieste plus tard... nous sortons de l'hôtel et partons à la découverte de Hoi An. Le ciel, voilé depuis Catba, s'éclaircit. Il fait de nouveau plus de 25 degrés. Nous allons rester ici quelques jours... on va se sentir bien ici!

La suite de notre voyage au Vietnam passe par le sud: Saigon, où nous avons fêté l'arrivée de 2012 dans un p'tit resto français, avec au menu du foie gras, bon vin et viande succulente... Puis Mui Ne, paradis du Kite surf où la Mer de Chine côtoie des dunes de sable blanc et orange dignes des plus beaux spécimens sahariens... et enfin le delta du Mekong, où nous avons passé deux jours accueillis par une famille sur une des innombrables îles du fleuve... Beaucoup, beaucoup de souvenirs à raconter... nous en gardons sous le coude pour le retour! 

Pour résumer, car il faut bien tenter de résumer notre « expérience » vietnamienne...

Le Vietnam est un pays incroyable, à la fois magnifique et hideux, aux habitants souvent accueillants mais très, trop guidés par l'appât du gain à tout prix,blingbling! et aux nerfs sensibles: nous avons vu des Vietnamien être violents physiquement trois fois en trois semaines... et quand je dis violent...je pense que saisir une pierre d'un kilo et vouloir la fracasser sur la tête d'un touriste allemand qui demande à être remboursé est quelque chose de plutôt... violent.

Un pays contrasté, où le souvenir de la Guerre est présent partout – une visite aux Musée de la Guerre à Ho Chi Minh Ville est en ce sens édifiante - mais aussi où la volonté de (re)construire tourne à l'obsession, sans respect de l'environnement ou plus simplement le respect des yeux.

Un pays en plein boom mais rétrograde, où les Ipad2 se vendent comme des petits pains aux marché de Saigon, mais où Facebook est censuré.

Un pays qui sera plus long que les autres à « digérer » pour nous... Il y aura sans doute une suite à ce post, dans quelques semaines... à notre retour. Adrien et Nanou sont rentrés en France le 12 janvier... Claire et moi avons continué vers le Cambodge et sa capitale Phnom Penh. Ma maman nous y rejoint dans quelques jours... Le Cambodge, après le Laos et le Vietnam, le dernier pays de l'ancienne Indochine... certains de nos amis en sont tombés amoureux, et nous?

 

PS.Note de Claire: Quelques petits clins-d'oeil souvenirs du Vietnam:)

- Excellente nourriture! très bons nems, du pain!!, les soupes d'Hanoi ("Pho") ou encore les Wottons de Hoian un vrai délice!!

les bons restes de l'Indochine:)  Wottons de Hoian

- l'effervescence des villes!du jamais vu!!

Hanoi   hanoi

- accompagner mon homme et mon frère "se faire tailler le costard" version "pretty-men" avec pas moins de 3 essayages retouches chacun à Hoian!

les tontons:)

- Avoir passé un noël en effet mémorable, mais vraiment rattrapé par un super 31!

qui fait le pere noel ce soir?!

- clôturer nos 2 mois de voyage avec le petit frère et nanou en beauté dans le delta du Mékong!

san-thé!